Photo @Handicap international

Question écrite n° 38114

à Mme Florence Parly, Ministre des Armées

Mme Sereine Mauborgne attire l’attention de Mme la ministre des armées sur la pollution des sols par des armes, des munitions ou des engins de guerre qui est une réalité à laquelle est confrontée la population civile, les humanitaires, les dépollueurs et les États dans les zones de conflit et post-conflit.

Que ce soient dans les zones urbaines, les campagnes ou les rivages, ces restes de guerre contiennent des composants toxiques ou polluants qui préoccupent les experts en pollution environnementale et en santé.

Les opérations de dépollution sont particulièrement ardues dans les zones urbaines densément peuplées. L’association « Handicap international » citait dans une étude en 2015, le cas de « mille-feuilles explosifs » avec par exemple à Kobané « une présence moyenne de 10 munitions par mètre carré dans le centre-ville. On fait face à une première couche de bombes à désamorcer, une couche de gravats sous laquelle se trouve une couche potentielle d’engins explosifs ». Ces opérations de dépollution dangereuses et longues sont un préalable au retour des populations civiles qui procèdent ponctuellement à une dépollution de survie lors d’accalmies ; elles conditionnent la reconstruction des villes, le redéveloppement économique, agricole et l’accès aux services essentiels comme la santé et l’éducation.

Mme la députée souhaiterait savoir quelle sont les actions en cours, de coordination de l’action de la communauté internationale notamment en matière de formation d’équipes locales de dépollution des terrains de conflits. Elle lui demande s’il existe, notamment entre les ONG et les forces armées françaises, une formalisation des échanges et un recensement des bonnes pratiques sur les techniques de dépollution et de destruction des restes de guerre.

Retrouvez la question et la réponse apportée en ligne sur le site de l’Assemblée nationale en cliquant ici